The Divine Comedy
Bienvenu(e) sur The Divine Comedy. Des PVs sont à votre disposition, alors servez-vous, nous ne mordons pas quoi que...

Voici nos effectifs :

    Humains - 3
    Loups garous - 2
    Vampires - 3
    Hybrides - 3 (groupe fermé pour le moment cf. Annonce)


Bonne promenade et bon jeu Wink



 
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 Hum, ça sent bon la fiesta ! [Pv : Jamie C.]

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Sam Brown

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MessageSujet: Hum, ça sent bon la fiesta ! [Pv : Jamie C.]   Hum, ça sent bon la fiesta ! [Pv :  Jamie C.] EmptyJeu 18 Oct - 19:40

C’EST LE WEEK END ! Enfin ! Comme tous les vendredis, je n’ai qu’une hâte, rentrer chez moi, prendre une douche, me boire une bière en attendant le frangin avant d’aller s’enquiller des verres dans un en bar en matant les demoiselles. Ah ! Qu’est-ce que j’aime mes week end ! Je laisse tomber le costume cravate de la semaine, enfile mes converses grises que j’aime tant et la nuit est à moi. Et à Jamie bien sûr. Je ne délaisse jamais mon petit frère sur le bord de la route. Lui autant que moi a le droit de jouir de ces fabuleuses fin de semaine. Généralement on ramène chacun une fille après que Jamie m’est empêché de finir à l’hôpital. On pourrait croire qu’après tous les coups que je me suis pris ces dix dernières années j’aurais pu me calmer, mais bien au contraire ! Les bastons sont aussi bonne que le sexe. Soyons honnêtes !

Lunettes de soleil sur le nez, une main dans les poches, l’autre tenant mon attaché case, je prenais la direction de mon modeste appartement. Le soleil commence à se coucher, mais ses effets sont toujours plus ou moins nocifs pour moi. C’est le plus gros inconvénient quand on est un hybride. Il nous est impossible de sortir en pleine journée sans lunettes voire crème solaire. Bon, on est quand même moins à plaindre que les vampires. Eux, ils peuvent même pas profiter des couchers de soleil, de la chaleur des rayons. C’est vraiment dommage. Mais rien que pour ça, je suis heureux de ne pas être l’un d’eux. Je me demande d’ailleurs combien savent que l’on existe… Je pense que je le saurais bien assez tôt malheureusement. A ce moment-là, je pourrais dire adieu à ma vie paisible de faux humain. Car oui, je suis un faux humain. Je vis parmi eux comme leur appartenant alors que je sais parfaitement que ce ne sera jamais le cas. Mais bon, j’en profiterais tant que ça durera !

Je me pavane gaiement, faisant un sourire à toutes les charmantes demoiselles qui croisent ma route. Et ici, ça ne manque pas ! Certaines pouffent gentiment, d’autres me font des clins d’œil et d’autres encore me regardent attentivement comme essayant de discerner ce qui ne va pas chez moi. Je ris intérieurement tout en continuant ma route. Je sifflote gaiement un air entraînant qui passe en boîte ces derniers temps. Quoi de mieux pour se mettre en appétit ?! En parlant de ça, je me ferais bien un steack maintenant !

Quand enfin je pousse la porte de l’appartement, je jette les clés dans un petit bol posé sur un meuble à côté de la porte avant de lancer ma veste et mon attaché sur le canapé dans un profond soupir. Enfin !

WEEK END ! dis-je à haute voix.

Inutile de vérifier, je sais que le frangin n’est pas encore rentré. Il est à peine 16h et j’ai encore une bonne heure avant qu’il n’arrive. Je prends un vieux vinyl de Jimmy Hendrix et le place dans le lecteur. C’était une bonne occaz que l’on avait trouvé avec Jam’ et on ne s’était cotisé pour se l’acheter. Aucun de nous ne regretter. Le son est encore super bon et je ne me prive pas de le pousser un bon, histoire d’en faire profiter les voisins. Ensuite direction la salle de bain.

Un quart d’heure plus tard, me voilà pimpant, rasé mais pas trop. Juste de quoi avoir les joues douces tout en gardant mon bouc et ma moustache. C’est sacré ! Mes cheveux roux sont en bataille, pour ne pas changer. Cela aussi c’est sacré. Le feu follet et tombeur que je suis à une image à soigner. Boxer et jean sur les hanches, les serviettes encore sur les épaules, je vais ranger ce que j’ai lancé sur le canapé avant de me servir une bière en mimant la guitare comme je le peux. Les lèvres retroussées, les doigts s’agitant dans le vent, je sais que je ne ressemble pas à grand-chose. Mais, c’est comme ça que je suis.

Une grande gorgée coule dans ma gorge alors que j’ouvre la baie vitrée pour aller sur le balcon. J’inspire à pleins poumons. Que ça fait du bien ! Après avoir passé plus de cinq jours dans un bureau, le grand air me fait du bien. Vivement la pleine lune. C’est quand d’ailleurs ?! Je sors mon portable de ma poche pour regarder et constate que j’ai reçu un message.

‘‘Prépare ma bière, j’arrive ! Smile ’’

Je pouffe doucement avant de retourner à l’intérieur pour ouvrir une deuxième bière que je laisse sur le bar américain. Vous savez, un bar qui sépare la cuisine du salon, où on peut poser pleins de trucs avant de se vautrer devant la télé.

Je retourne ensuite sur le balcon pour profiter de l’air frais en attendant que Jam’ arrive. Le soleil s’est enfin couché depuis un moment déjà et la lune essaie malgré les gros nuages de se montrer. Qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige, rien ne m’empêchera de sortir ce soir ! Une nouvelle gorgée, accoudé à la rembard, je regarde les passants qui pressent le pas. On est au deuxième étage et j’avoue que je ne loupe rien de ce que je vois. Quelques jeunes femmes sont, comme moi, prête à faire la fête ce soir et je compte bien les retrouver pour les divertir. On peut me traiter d’homme à femmes, de séducteur, de manipulateur, de coureur et bien d’autres, mais je ne suis qu’un homme. J’ai pour défi de satisfaire toutes celles qui veulent l’être. Je ne force personne à finir dans mes bras et je suis loin d’être un goujeat. Les femmes ont arrêté d’être des princesses prudes pour devenir de redoutables prédatrices qui savent parfaitement comme se servir de leurs armes. Eux, charmes je veux dire. Le bruit de la porte et voilà que je souris d’avantage. Je bois une nouvelle gorgée, sans bouger du rebord attendant qu’il me rejoigne et trinque à la nuit qui nous attend.

Allez, dépêche toi de venir trinquer parce que j’ai hâte de sortir moi !

Je frotte mes cheveux, sourire aux lèvres et accueille mon petit frère avec une embrassade fraternelle. Nous trinquons et buvons une gorgée.

Alors, ta journée ? demande-je en reposant mes coudes sur la rembard.
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Jamie Cox

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MessageSujet: Re: Hum, ça sent bon la fiesta ! [Pv : Jamie C.]   Hum, ça sent bon la fiesta ! [Pv :  Jamie C.] EmptyMer 24 Oct - 12:50

Même en sortant plus tôt du boulot, impossible d'éviter cette foule de Londoniens qui courent dans les bouches de métro pour attraper le fameux transport qui les ramènera chez eux, au chaud, entouré de leurs femmes, leurs maris ou de leurs enfants.
La simplicité de cette vie m'étonne encore, rien ne semble n'avoir changé depuis la fameuse annonce. On nous dit que des loups garous et des vampires vivent à quelques centaines de kilomètres de chez nous, mais les humains se demandent encore comment ils vont faire pour payer leurs factures et acheter le portable dernier cri. Le reste des humains est mort, seul le Royaume Uni est l'endroit le plus sure au monde puisque l'on sait ce qui s'y passe. Et les humains essaient d'attraper le foutu métro pour rentrer chez eux.

Et moi ? Je louche sur le décolleté une ravissante brune d'une manière qui n'est pas permise.
Elle doit être cadre : son tailleur gris lui a coûté trop cher pour qu'elle travaille en tant que secrétaire dans une minable école scolaire. Son maquillage est léger mais visible, l'apparence soit compter dans son milieux. Je mise donc pour une chef d'entreprise, avocate ou conseillère de banque. Bref une femme qui gagne bien sa vie. Vu ses chaussures, elle doit sacrément bien gagner sa vie : des Loboutin !
Bon Dieu, ces Français ont beau ne plus exister depuis des décennies désormais, ils restent encore les plus chics.

Ce métier de publicitaire me tuera. Il me permet de savoir à qui je m'adresse mais dresser un portrait aussi sommaire d'une personne est réducteur. Mais il est rare que je me trompe et les apparences sont malheureusement souvent ce qu'elles semblent être. Je n'ose imaginer à quel point cette sublime brune doit être d'un emmerdement sans non !
Elle me jette un coup d’œil, quittant quelques minutes son livre qui semble des plus chiants : Fifty Shades Of Grey. Ce livre me donne un nouvel indice des plus importants : elle est insatisfaite sexuellement (bon point pour moi). Je ne la quitte pas des yeux pour la déstabiliser.
Elle se replonge dans son ouvrage et des gens entre de nouveau dans le métro.
Bon active toi mon grand, tu as deux stations pour lui donner rendez-vous ce soir.
Elle lève de nouveau les yeux après avoir été bousculé par un groupe de jeunes.
Elle se lève et range son livre avant de me jeter un coup d’œil. J'esquisse un sourire. Elle tourne la tête gênée, mais je devine un sourire.
Deuxième station.
Je m'avance vers elle, sous prétexte de laisser de la place aux sortants et nouveaux entrants.
- Livre intéressant, lui dis-je à l'oreille.
Elle me regarde.
- Vous l'avez lu ? Me demande-t-elle étonnée.
- Oui, en deux semaines. Il m'a ouvert les yeux sur le désir des femmes. C'est fou comme les hommes peuvent être égoïstes. L'amour charnel doit satisfaire tout les participants sinon personne n'y gagne.
La jeune femme se mord la lèvre et me regarde, légèrement plus intéressée.
- Désolé, c'est ma station.
- Oh... dit-elle légèrement déçue.
Je feins l'hésitation puis me décide.
- On ne se connait pas, et je peux être un vrai psychopathe que vous n'en saurez rien. Mais, mon coloc' et moi sortons régulièrement à l'Irish Pub sur Oxford Street. Je serai ravi qu'on puisse terminer notre analyse...
Elle me jeta un coup d’œil intéressé prise entre deux courants contradictoires : dire oui à un inconnu ou refuser au potentiel homme de sa vie. Les contradictions principales d'une femme.
- Je viendrai avec une amie alors. Je suis Carrie.
- Jamie. A ce soir alors...
Je sortis sous son sourire radieux.
Facile, et pourtant, je ne m'en lassai pas.

Je remis mon béret sur ma tête en sortant de la bouche de métro et plissa les yeux sous les premier rayons de soleil.
Vivement ce soir. Londres était la ville parfaite pour qu'un hybride puisse y vivre sans trop de contraintes liées au soleil. Moi et mon cher Sam devions subir les rayons du soleil quelques semaines par mois et nous contenter de la grisaille, du froid, de la pluie et du brouillard. Un paradis sur Terre.

Sam et moi nous connaissions depuis trop longtemps pour que je m'en souvienne.
Disons que nous sommes comme des frères à l'exception que nous ne partageons pas le même sang. Mais nous avons le même secret à porter, les mêmes désirs et une manière différente de les satisfaire.
Nous nous étions trouvé un duplex dans un bâtiment neuf à l'Ouest de Londres à la fin de nos études et vivions comme un couple. Parfois ça en était effrayant. Exemple : le message que je lui viens de lui envoyer. Bon Dieu, des fois on s'effraie !
Mais le jour n'est pas né où nous devrons vivre chacun de notre côté avec nos femmes et enfants respectifs. Pas de films d'horreur, pitié. Nous profitions de notre jeunesse et de la facilité qu'elle nous apportait. Nous étions vendredi soir, et comme la plupart des Londoniens nous nous préparions à profiter de la nuit qui venait.
Je devinais déjà l'air réjouis de Sam buvant sa bière sur le balcon.
Je ne m'y trompais pas. J'attrapais la bouteille sur le bar et jeta ma veste et mon béret sur le fauteuil du salon.

Allez, dépêche toi de venir trinquer parce que j’ai hâte de sortir moi ! 


Me dit-il son incorrigible sourire sur les lèvres.
Nous trinquons puis burent le plus longue gorgée que nous pouvons, comme deux gosses qui se lançaient dans une course.

Alors, ta journée ?

Je souris à sa question.

La même routine : client exigeant, travail éreintant couché sur le sofa de mon bureau pour trouver un idée qui sous entendra un solgan perverse mais que personne ne va comprendre et tournage avec deux ravissantes mannequins.

Sam sembla intéressé par la dernière information.

Déjà prises, désolé, j'ai fais mon possible, ajoutai-je, mais j'ai un plan pour ce soir. Plus pour moi que toi, mais elle m'a dit qu'elle ramènerait une copine. Mais tu connais les copines des filles canons...

Sam leva les yeux au ciel.

Tu peux être surpris...

Je bus une nouvelle fois ma bière.

Et toi ? Rien d’excitant à me raconter ?

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Sam Brown

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MessageSujet: Re: Hum, ça sent bon la fiesta ! [Pv : Jamie C.]   Hum, ça sent bon la fiesta ! [Pv :  Jamie C.] EmptySam 27 Oct - 14:19

Le sourire aux lèvres, j’attends patiemment que mon petit frère me raconte sa journée. C’est une sorte de petite routine qui s’est installée entre nous depuis quelques temps. Tous les soirs, quelque soit le temps qu’il fasse dehors, nous nous rejoignons sur le balcon pour nous raconter notre journée. Comme un vieux couple si je peux dire. Ha ha ! Parfois, nous n’avons rien à nous dire et d’autres fois, comme ce soir, cela peut devenir intéressant. Alors que je l’écoute « deux ravissantes mannequins » attirent mon attention.
Ben vas-y, dis m’en plus sur ces demoiselles, ça m’intéresse…
_ Déjà prises désolé, j’ai fait mon possible…
Je fais mine de bouder. M’amuser avec deux charmantes demoiselles aurait été des plus agréables j’en suis persuadé. Rien que d’y penser, j’en salive. Mais il continue de parler et il m’intéresse de nouveau. Il est certain que le frangin ne m’aurait pas abandonné comme ça. Mais de nouveau, ce n’est pas pour moi. Je grogne légèrement en levant les yeux au ciel.
Oui, je ne le sais que trop bien. Tu te venges de la dernière fois c’est ça ?!
Et oui, il a une bonne raison de vouloir se venger. La dernière fois, c’était moi qui avait proposé à une charmante demoiselle de me rejoindre à l’Irish Pub. C’était une charmante demoiselle qui avait manqué d’être renversée. Je l’ai sauvée, usant bien malgré moi de mes dons en pleine journée. Par chance, personne n’a réagit, se contentant de me féliciter pour cet acte de bravoure et tout particulièrement la jeune femme. Une jolie blonde aux yeux bleus qui bravait le froid en pourtant une petite robe d’été blanche à fleur. Cela mettait ses formes en valeur et mes sens en émoi. Je lui ai donc proposé de venir boire un verre le soir. Quand on s’est rejoint, elle avait emmené l’une de ses amis pour Jamie et en les voyant arriver, je m’étais esclaffé sans vraiment le cacher. D’un coup de coude dans les côtes, il me fit comprendre que j’allais le regretter et le moment semblait être arrivé. Une nouvelle gorgée avant de répondre à sa question.
Ah si !
Lançant la serviette avec agilité sur le canapé, je me tourne vers lui pour répondre, un large sourire sur les lèvres, tout excité par ce qui s’est passé.
Une cliente est venue à mon bureau cet après-midi. A propos d’un prêt, mais je te passe les détails techniques. On papote, je lui explique le tout, sérieux, voyant Jamie sourire, ne te moque pas ! Puis, semblant satisfaite, elle se penche en avant, les coudes sur mon bureau, l’air de préparé quelque chose. Je lui souris, attendant de voir ce qu’elle veut et voilà qu’elle me fait du pied. Imagine ma réaction ! Pour garder un peu de sérieux, je lui demande ce qu’elle fait, ça me semble normal. Et là, elle me répond, je prends une voix un peu aigüe, « C’est pour vous remercier d’avoir été si compréhensif et si patient avec moi… Et puis c’est rare les banquiers aussi charmants ! » Encore une fois, tu peux imaginer ma tête. Je ne savais pas si je devais la prendre sur le bureau ou bien la remballer poliment. Mais tu me connais, une ravissante jeune femme veut me remercier, je ne peux décemment pas lui dire d’aller se faire foutre… Quoi que…
Je rigole de bon cœur, accompagné par Jamie. Une nouvelle et longue gorgée de ma bière, la finissant et je continue à la demande insistante de mon coloc.
Et bien après… Elle s’est levée pour aller fermer les rideaux avant de venir s’asseoir sur moi, jouant avec ma cravate, je reprends une voix féminine, « En plus, M. Brown, je ne peux pas résister aux costards cravates… » Sur ce elle m’embrasse fougueusement mais le bosse a frappé à la porte avant d’entrer, me trouvant dans une situation un peu délicate.
On rigole de nouveau, suivit d’un commentaire de Jam’. Je tape amicalement sur son épaule avant de retourner à l’intérieur.
Bon, je vais finir de me préparer. J’ai pas spécialement envie de la voir cette amie mais bon, l’océan est plein de poissons n’est-ce pas.
D’un clin d’œil, je retourne à l’intérieur, le laissant seul avec sa bière alors que je vais mettre ma veste en cuir sur un t-shirt gris. Du gel et je passe mes doigts dans mes cheveux. Je caresse ma barbe de deux jours que j’entretiens avec soin. Le look peu soigné semble plaire à ces demoiselles ces derniers temps. Et que ne ferais-je pas pour l’amour de ces dames ?! Quand je reviens, je m’attends bien à ce que Jam’ soit prêt. Les sous dans la poche, portable, clés... Préservatifs. Je pense n’avoir rien oublié.
Métro, comme d’hab ?
Je n’attends pas sa réponse et ouvre la porte, suivi de mon collègue de beuverie. Nous connaissant, prendre le métro est en effet plus judicieux. Lorsque l’on tient une pinte de bière, il est difficile de la lâcher ensuite. On les enchaine jusqu’à ce que l’on finisse par monter sur la table en chantant de vieilles chansons comme « Two Little Boys » de Rolph Harris.
Surexcité comme un poux, je marche d’un pas rapide jusqu’à la station la plus proche de chez nous. Dans trois stations et 25 bonnes minutes, nous serons entrainés dans l’ambiance de notre second chez nous. Nous passons autant de temps là-bas que dans notre appartement. Le sourire ne quitte pas mes lèvres même si la rame est bondée. Nous ne sommes pas les seuls à la recherche de compagnie féminine ce soir. Un groupe de quatre hommes, à peine plus âgés que nous partent à la chasse. Ils ont beaucoup moins de classe que nous, ça c’est sûr ! Je les regarde à peine, mes yeux s’attardant sur le décolleté de deux jeunes filles non loin d’eux. Ils ne les ont pas encore remarqué et c’est tant mieux pour moi. Je parviens à capter l’attention de l’une d’elle, lui souriant. Elle détourne le regard, rougissante, informant son amie qu’elle a déjà une "touche". J’entends tout ce qu’elles se disent et son amie semble avoir craqué pour mon meilleur ami. D’un discret coup de coude, j’interpelle ce dernier.
Si ça ne marche pas avec ton autre conquête, la brune là-bas ne dirait pas non.
Les demoiselles pouffent de rire entre elles, conscientes de leur pouvoir de séduction. Les femmes auront notre peau à nous, hommes faibles. Mais comment résister à tant d’atouts et de charmes. Elles semblent si vulnérables, si fragiles, elles sont autant de tentations qu’Adam n’aurait pas refusé. Lui, pauvre homme déchu du paradis, aurait trouvé Lilith dans leurs bras.
Donc, trois stations plus tard, les demoiselles nous ayant abandonnés plus tôt, nous descendons. De dehors, nous n’entendons pas encore la musique, mais quelques fumeurs discutent devant la porte. Je serre quelques mains, des visages connus mais sans plus. Jam’ et moi connaissons pas mal de monde ici, tous ignorent ce que nous sommes et nous prenons grand soin de le cacher. A peine je pousse la porte, laissant passer le frangin, que j’entends un homme crier notre nom, joyeusement par dessus la musique qui envahit tout le bar. C’est Bill, le proprio du bar. Depuis le temps que nous venons ici, il nous connait par cœur. Il sait ce que l’on boit et pourquoi on vient ici. La plupart du temps, c’est aussi lui qui me met dehors quand je commence à m’échauffer avec quelques saoûlots. Des idiots qui ne savent ni tenir leur langue ni l’alcool vraisemblablement.
_ Votre table habituelle je suppose.
Ben oui, quelle question ! Et j’espère que t’as préparé nos verres.
_ Commence pas fiston ou je te mets dehors direct, ajoute-t-il souriant.
Une tape dans le dos à chacun et il repart. Bill a la cinquantaine bien avancé. Pas très grand, bedonnant, une bonne barbe grise et presque plus de cheveux sur la tête, voilà comment on pourrait le décrire. C’est un bon vivant pour sûr. Sa femme, Aline, une petite bonne femme blonde, aide son mari derrière le bar. Elle nous salue d’un signe de la main, occupée à papoter avec ses amies qui lui rendent souvent visite, Janet et Maria qui nous salue également. Quand je vous dis que l’on connait tout le monde ici !
Il est où ton rencard qu'on commence les choses sérieuses ?
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Jamie Cox

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MessageSujet: Re: Hum, ça sent bon la fiesta ! [Pv : Jamie C.]   Hum, ça sent bon la fiesta ! [Pv :  Jamie C.] EmptyMar 6 Nov - 13:36

Ah si !

Le visage de mon frère s'illumine. Mon Dieu, qu'est-ce qu'il a bien pu faire encore ! Je reconnais sa voix innocente : « J'étais tranquille, en train de bosser et là... », toujours les mêmes intros, à deux trois mots prêt. Mon pauvre Sam est une victime parmi tant d'autre : il est abusé par les femmes. Je souris, mais je suis vite repris par mon coureur de jupon préféré.

Ne te moque pas !

J'essaie de faire tomber mon air amusé et me concentre sur son récit. Je pouffe en l'entendant imiter la voix de sa conquête et explose de rire lors de la chute de son histoire. Je bois une gorgée de ma bière.

Alors, raconte ! Tu vas pas me dire que tu lui a juste ouvert un compte et qu'elle s'est barré sans pouvoir te remercier ? Qu'est-ce qui s'est passé après ?

Et bien après… Elle s’est levée pour aller fermer les rideaux avant de venir s’asseoir sur moi, jouant avec ma cravate,« En plus, M. Brown, je ne peux pas résister aux costards cravates… » Sur ce elle m’embrasse fougueusement mais le bosse a frappé à la porte avant d’entrer, me trouvant dans une situation un peu délicate

Je rit aux éclats accompagné de mon coloc puis après avoir repris ma respiration je le met en garde.

Ta chance va finir par tourner, lui dis-je tel un sage tibétain, j'ai l'impression d'entendre la même histoire à chaque fois. Soit ton patron t'envie, soit c'est un pervers.

Sam me rassure puis me décoiffe de nouveau et va se préparer.
Je reste quelques minutes observant la vue de notre balcon. Je savoure. Quelle vie on a ! Si les gens savait réellement ce que nous étions, nous serions soit exécutés soit scrutés dans des laboratoires scientifiques. Au lieu de cela nous jouissions des pouvoirs que nous avions hérité pour nous en servir dans nos métiers et dans nos vies amoureuses. Enfin, pour l'instant elles étaient surtout sexuelles. Pas de sentiments dans tout ça, ça deviendrait beaucoup trop compliquer et il est hors de question de s'embêter de larmes, de cris et d'autres douceurs de la vie.

Sam se préparait, comme une gonzesse. Avec la gueule qu'il a, il est obligé de prendre son temps. Mes talents de séducteur ne reposent pas uniquement sur mon physique. A Sam non plus, mais il est plus gâté par la nature et n'a pas besoin de bavarder des heures avant de ramener la fille dans ses draps. Disons qu'il met 80% de ses atout dans son apparence et le reste dans la tchatche. Je ne dirai pas que c'est l'inverse pour moi. Sauvons l'honneur en disant que c'est 50/50.
Néanmoins, et c'est Sam qui me l'a appris, l'apparence est vitale, même si on a le visage le plus dégueulasse de la planète. Les filles qui liront ça s'offusqueront mais, soyons sérieux : vous discuteriez avec un mec qui porte une veste déchirée, une barbe mal rasée, des boutons en sang se cicatrisant encore sur la gorge, les cheveux gras , de vieilles chaussure de montagne et des fringues empestant la transpiration ? Non, tout comme moi je n'irai pas draguer une fille qui a la peau grasse, une moustache et un sourcil. C'est dure à admettre mais nous sommes guidés par l'apparence.
J'enfile donc une autre chemise, un pantalon noir avec ma veste de costard et mes chaussures noires. Sam veut se la jouer cool, mais avec le plan que j'ai, je suis obligé de sortir le grand jeu.

Dans le métro, Sam repère des proies et me le fais savoir.

Si ça ne marche pas avec ton autre conquête, la brune là-bas ne dirait pas non.

Je jette un coup d’œil. Aouch, mon coeur se brise ! Il faut vraiment que ça marche avec l'autre ce soir, sinon, je risque de regretter.
Sam et moi ne nous gênons pas : nous admirons les ravissantes demoiselles qui gloussent et nous envoient des regards ravageurs, mais malheureusement pour nous, elles nous quittent. Point positif : nous avons droit à un ravissant plan d'ensemble sur leurs dos en guise d'adieu. Les portes se ferment, je me tourne vers Sam et partageons un regard lourd de sens.

Arrivés à l'Irish bar, nos habitudes reprennent. Nous saluons des connaissances et faisons des clins d'oeil aux personnes déjà à l'attaque. Bill nous salue, ou plutôt nous hurle dessus en appelant nos noms.
Il nous amène à notre table et s'emporte suite à un pic de Sam. Il n'est pas Irlandais pour rien.

Calme mon vieux, je t'offre ta bière si tu veux !

Bill me menace d'un poing et s'en va. Sam et moi sourions.

Il est où ton rencard qu'on commence les choses sérieuses ?

Je scrute la salle et aperçois mon rencard. Doux Jésus, elle porte la robe la plus sexy qui soit. Sous sa veste je ne pouvais pas vraiment le deviner, mais cette femme est faite comme une déesse. Malheureusement pour Sam, son amie ne rentre pas dans ses critères. Elle n'est pas vilaine mais elle est bien en dessous des filles du métro.

Au fond sur ta droite.

Sam tourne avec discrétion sa tête, puis me jette un regard tueur.

Oh arrête, je me suis retrouvé dans des situations bien pire, et j'ai quand même réussi à en ramener une autre à la maison. D'où mon répertoire d'amies inutiles que je refile à des hommes en perdition.

Je sors mon smartphone et lui montre la liste d'une dizaine de filles. Sam sourit.
Bill arrive avec nos Guinness. J'avale une bonne gorgée puis me lève.

En route, mon loup !

J'emporte mon verre avec moi et me dirige vers ma dulcinée, Sam m'imite sans grand enthousiasme.
Ma jolie lectrice de Fifty Shades Of Grey discute avec son amie blonde d'un sujet apparemment passionnant. Je m'approche, attirant l'attention de son amie.

Oui ? Dit-elle légèrement agacée.

Bizarrement, son visage se détendit en voyant Sam arriver. Je me tourne vers lui, esquissant un sourire.

Oh, c'est l'homme dont je t'ai parlé Beth, celui du métro.

Elle me dévisage et semble un peu plus rassurée.

Je suis désolée, dit ma ravissante future plan d'un soir, je ne connais pas votre nom. Je suis Marlene.

Jamie. Je vous présente, Sam, un ami.

Marlene et Beth sert la main de Sam. Je suis soulagé, Marlene n'a pas insisté plus qu'il ne fallait sur la carrure de Sam, en revanche Beth semblait sous le charme.

On peut ? M'invitai-je, j'espère que vous n'avez pas payé vos verres.

Marlene ne pouvait s'empêcher de sourire, elle hocha la tête, tandis que je fis d'un signe de main à Bill pour resservir les demoiselles.

Je suis désolé, dis-je, mais je ne peux m’empêcher de sentir le parfum de Gucci, Guilty. Une de vous le porte ?

Moi ! Répondis, enthousiaste Marlene, ouah, comment le savez vous ?

J'ai travaillé sur la pub et reçu des échantillons. Oh et pas de vous entre nous...

Je me mis à discuter avec Marlene, tout en incluant Sam et Beth. Mais la dissipation de Sam pour les deux voisines d'à côté se fit vite sentir. Bientôt la pauvre Beth discuterait avec nous, par défaut. Je savais comment ça allait finir : moi passant la soirée avec Marlene et Beth, tandis que Sam reculerait sa chaise de deux centimètres toutes les dix minutes pour atteindre la table voisine.
Mais j'ai un grand cœur et voir sa pauvre amie refoulée de la sorte par Sam me mettait mal à l'aise.

Étrangement, je passais une bonne soirée.
Les deux femmes étaient passionnantes : Marlene bossait comme avocate dans un cabinet d'affaire (je me trompe rarement) et Beth était chirurgien. Elles me demandèrent ce que je faisais d'où je venais et eurent le regard triste à la prononciation du mot orphelinat (ça ne rate jamais). Mon histoire, retravaillé bien sur, les touchèrent ainsi que ma relation avec Sam qui était absent depuis plus d'une heure désormais.

Il était plus de deux heures du matin lors que nous décidâmes de partirent du bar. Sam avait disparu mais je ne me faisais pas de soucis pour lui. Je suis sur qu'il était bien rentré et accompagné.

Qui dois-je raccompagner en première ? Demandai-je.

On peut rentrer en taxi, t'en fais pas, m'assura Beth.

Hors de question, je tiens à vous raccompagner, même si je dois faire le trajet en taxi. Londres est tout sauf paisible la nuit.

Il a raison Beth... On te dépose chez toi d'abord. Je paie la course.

Les bons sont toujours récompensés ! Elle paie, hors de question donc que je rentre chez moi ce soir... C'est bête, j'avais ma bouteille de bière encore ouverte.
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MessageSujet: Re: Hum, ça sent bon la fiesta ! [Pv : Jamie C.]   Hum, ça sent bon la fiesta ! [Pv :  Jamie C.] EmptyLun 19 Nov - 22:30

Je dois avouer que je suis pas très chaud pour rencontrer ces demoiselles. Je ne crains pas que le rencard de Jam’ craque pour moi. Une fois que mon coloc’ a entamé la conversation, je ne peux pas faire mieux. En plus d’avoir une belle gueule, c’est aussi un beau parleur. Mais je sens que la demoiselle que je vais rencontrer ne répondra pas à ce que je cherche. Enfin, je ne cherche rien de particulier mais bon, je ne suis pas sensible à toutes les demoiselles. Mais je suis pas bien incapable de dire ce qui me plait ou non, c’est un tout.

Quand il me dit où elles trouvent, je tourne la tête pour les regarder. Je n’aurais pas été maître de moi, je me serais littéralement décomposé. Je m’y attendais, mais j’avais l’espoir de m’être trompé. Me tournant vers mon frangin, je lui lance un regard noir. Il me montre sa fameuse liste « d’amies inutiles » que je connais déjà. Je ne le prends pas pour moi. Après tout, je suis loin d’être un homme en perdition comme il dit. Je souris.

Bill arrive enfin avec nos bières avant que nous allions retrouver ces charmantes demoiselles. Je suis Jamie docilement, bien que peu enthousiaste. Je vais quand même faire l’effort de me montrer agréable. Après tout, cette jeune femme n’a probablement pas plus envie que moi de cette rencontre arrangée. Tout ça pour laisser les deux autres roucouler. Alors que nous approchons, la charmante blonde semble agacée. Elle doit, sans doute, penser que nous sommes le genre de types lourds en quête de jambes à ouvrir. Mais même si ça finit souvent comme ça, du moins avec moi, notre première intention est tout autre. Jamie et moi préférons de loin sortir pour faire des rencontres, retrouver des gens qu’on a déjà croisé et avec qui on a déjà sympathisé. Après, si on peut allier l’utile à l’agréable, quoi de mieux ? Et puis, ce qui est plus intéressant dans la séduction, c’est tout le jeu qui se met en place. La destination finale est une surprise et surtout, un plus qu’on ne peut pas rejeter.

Pourtant, posant ses yeux sur moi, Beth se détend et sourit. Jam’ nous présente et je serre la main des demoiselles, accompagné d’un large sourire. Rien ne m’empêche de rester un grand charmeur après tout. Mais je ne me sens pas à ma place. Je ne fais qu’accompagner Jam’.

Enchanté mesdemoiselles.

Alors que l’on s’assoit, je vois Jamie à l’aise, pour ne pas changer, entamer la conversation. Je me dis que je devrais en faire de même et m’attarder sur Beth, mais mon regard dévie un peu. Quelques tables plus loin, je distingue une autre blonde, que j’ai déjà croisé ici et qui ne me laisse pas indifférent. Je n’ai jamais eu l’occasion d’aller lui parler, mais peut-être que ce soir est le bon. Discrètement, du moins je l’espère, je recule ma chaise de 2cm toutes les dix minutes à peu près. Je commence à discuter avec les hommes à la table voisine, leur laissant me payer un verre alors que je n’ai pas encore fini celui que j’ai commandé. On discute de tout et de rien pendant 20 bonnes minutes avant d’aller à la table qui m’intéresse.

_ M. Brown. Qui aurait cru que je verrais mon banquier ici ?!

Mais nous aussi on sort et on bois, dis-je sourire aux lèvres, en levant mon verre vers lui pour trinquer.

Etonnament, à la table que je convoite je retrouve un clien, M. Jackson, que j’ai vu la veille. Il m’invite à sa table, joyeusement, déjà bien imbibé d’alcool. Je trinque avec eux et ne cache pas mon intérêt grandissant pour la jolie blonde, Marianne. Je la détaille de la tête aux pieds. Elle arbore un joli carré légèrement bouclé, les pointes noires. Elle porte un jean bleu, tout ce qu’il y a de plus normal et un t-shirt noir marqué "Rock’n’Roll" en gris argenté. Sur le dossier de la chaise, derrière elle, se trouve une veste en cuir noir, apparemment neuve. Visiblement, elle aime beaucoup le rock.

Elle semblait un peu réticente au début, mais voyant que je n’ai rien d’un gougeât ou d’un alcoolo notoire, elle finit par se détendre. En discutant, j’apprends qu’elle a des origines françaises d’où son prénom comme elle l’explique. Sa voix est plus aigue que son physique le suggère sans pour autant être désagréable. A son tour elle me pose des questions. Je lui fais un bref résumé de ma vie : je suis banquier, anglais d’aussi loin que je me souvienne, célibataire et je vis avec mon meilleur ami, mon frère de cœur. Rebondissant sur ce dernier élément, je lui montre l’intéressé qui s’apprête à partir avec sa conquête. Je souris avant de reposer mes yeux sur Marianne, lui donnant une version acceptable de mon histoire. Ben, je ne peux quand même pas lui que je suis un hybride, mi-loup mi-vampire. Ce serait mal vu à un premier rendez-vous. Je parviens à la faire rire deux ou trois fois et femme qui rit à moitié dans mon lit. Je n’ai pas pour habitude de me vanter mais en plus d’avoir un physique presque idéal, je suis drôle et charmant. Il est souvent difficile pour la gente féminine de me résister. J’ai quand même la présence d’esprit de savoir qu’il y a des femmes à qui je ne plais pas. Après tout, on ne peut pas plaire à tout le monde ?

On papote pendant deux bonnes heures encore, enchaînant les verres comme c’est pas permis. C’est bizarre, je ne me suis pas battu ce soir. Mais la soirée est loin d’être terminée. Je bois mon dernier verre et fais signe à Bill d’approcher. Je lui glisse quelques billets dans la main avant qu’il ne reparte avec un clin d’œil. Je sais parfaitement ce que ça veut dire et je rigole.

Je peux te raccompagner ? Je doute que tu sois en état de rentrer seule.

Elle rigole, visiblement saoule. Je l’aide à tenir debout alors qu’elle essaie de remettre sa veste et l’accompagne dehors. Je crie un au revoir à Bill et sa femme par-dessus le brouhaha du bar. J’ai droit à de grands signes de la main avant de sortir avec ma charmante compagne.

_ J’habite à deux rues d’ici à peu près.

Hum. La suite ne s’annonce pas en ma faveur. Je soupire, gardant quand même le sourire. Je suis en meilleur état qu’elle en apparance mais je sens bien que mon estomac travaille. Avec tout ce que j’ai bu, quoi de plus normal. Quelques mètres plus loin, elle me fait signe que c’est son immeuble. Elle habite au quatrième et heureusement, il y a un ascenseur en état de marche. Je l’aide à entrer après qu’elle m’ait donné les clés. Elle semble avoir retrouvé ses esprits. Elle s’affale sur le canapé sous mon regard un peu gêné. Je suis entreprenant mais pas collant. Elle se redresse et tapote la place à côté d’elle. Mon sourire s’élargit et je laisse tomber ma veste sur le dossier du canapé avant de la rejoindre. Sans plus attendre, Marianne attrape mon visage entre ses mains et m’embrasse. Je la renverse sur le canapé, l’embrassant avec fougue. Ses mains se glissent sous mon t-shirt, il commence à faire chaud par ici. A mon tour, je glisse l’une de mes mains sous son t-shirt. Etonnamment, je ne ressens aucun frisson, aucun battement de cœur plus rapide. Je me recule et contaste qu’elle dort.

Je me redresse rapidement, plus rapidement qu’un humain en tous cas, et jure entre mes dents. Je soupire, la regarde dormir en m’apaisant. Faisant de mon mieux pour ne pas la réveiller, je la porte jusqu’à sa chambre. Je la glisse sous les draps sans difficultés et retourne dans le salon. Je fais un tour sur moi-même avant de prendre mon portable dans la poche de ma veste. 4h17. Et où est-ce que je vais trouver un taxi à cette heure moi ! Je soupire et me permets de m’allonger sur son canapé, me recouvrant d’un plaid qui traîne par là.

Trois heures plus tard...

_Sam ?!

J’ouvre les yeux d’un coup. Debout, à côté du canapé, Marianne, légèrement décoiffée et toujours habillée me regarde un peu intriguée. Je me redresse, torse et pieds nus. Je ne me rappelle pas avoir enlevé mon haut… Je lui souris, passant la main dans le peu de cheveux que j’ai sur la tête.

Tu as bien dormi ?

_ Oui. Merci de t’être occupée de moi et de n’avoir rien tenté, précise-t-elle en rougissant.

Je te l’ai dit hier, je suis un gentleman.

Je me lève, replie la couverture et enfile mon t-shirt et mes chaussures. Alors que je mets ma veste, la demoiselle vient déposer un baiser sur ma joue. Je souris avant de lui prendre le poignet pour un baise-main.

Ravi de t’avoir rencontré et j’espère à bientôt.

Après avoir appelé un taxi, j’arrive enfin à mon appartement. La nuit a été courte et un peu trop reposante à mon goût. Alors que je monte les escaliers au ralentit, j’envoie un texto au frangin.

"J’espère que tu as mis la cravate sur la poignée de porte. Lol.

Sans attendre de réponse de sa part, je sors mes clés de ma poche pour entrer. A peine à l’intérieur, je pose ma veste sur le bar et laisse les chaussures à l’entrée. Las, je vais m’allonger sur le canapé. Je n’ai pas la force d’aller plus loin. La gueule de bois commence à se faire sentir et je n’ai eu que 3h de sommeil. C’est trop peu pour un homme qui travaille autant que moi dans la semaine.

Quelques heures plus tard...

Grâce à un sixième sens, sûrement dû au fait que je sois un hybride, j’évite de justesse un coussin en pleine figure. J’atterris par terre, paumes sur le sol, épargnant mon visage par la même occasion. D’un bond, je me redresse et fais face à mon agresseur.

Non mais ça va pas ! Je faisais un super rêve !

Je rigole et avec rapidité, je me place derrière Jam’ pour le pousser sur le sofa en rigolant.

Ca t’apprendra, précise-je en rigolant toujours. Alors cette nuit ? Demande-je en redevant un peu plus sérieux.
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Jamie Cox

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MessageSujet: Re: Hum, ça sent bon la fiesta ! [Pv : Jamie C.]   Hum, ça sent bon la fiesta ! [Pv :  Jamie C.] EmptyVen 11 Jan - 14:15

Le soleil est à peine levé quand je sortis de chez ma partenaire d'une nuit.
J'ai décidé de rentrer à pied, rien de mieux après une telle nuit. Les rues sont encore vides et les premiers transports en commun se mettent en route, embarquant des passagers encore à moitié endormis.

Je prend mon raccourcis : les usines désaffectées près des quais. Rien de moins accueillant que ce genre d'endroit. Les toits tombent en ruine, l'herbe pousse sous le goudron, et c'est le parfait endroit pour se débarrasser d'un cadavre ou régler ses comptes avec un ami.
Mais ce coin m'apaisait, voir la Tamise couler lentement à côté de tant d'agitation et de violence soulignait l'ironie de notre situation. Le quotidien des hommes ou autres créatures surnaturelles semblait être le dernier soucis de la nature.

Malgré ces réflexions d'une grande profondeur, je ne pouvais m'empêcher de me sentir extrêmement mal à l'aise. A chaque coin de rue, je luttais contre l'envie de m'arrêter et de voir qui, à 4 heures du matin, avait décidé de me raccompagner.
La paranoïa me direz vous ? Non juste la prudence. Quand on sait que l'on est une erreur de la nature, mieux vaut savoir appréhender les conflits.
Peu importe qui avait décidé de me suivre, c'était un humain. Un loup ou un vampire aurait mis mes sens en alerte rouge.

Je décide donc de continuer ma balade matinale le plus naturellement possible. Je traverse les usines désaffectées espérant perdre mon suiveur dans les multiples ruelles. Mais rien n'y fait. Cet homme-là n'est pas un amateur, il sait ce qu'il fait.
Rapidement, je laisse tomber l'éventualité d'un ex-petit ami jaloux. Ce genre de situation ressemblait aux histoires de Sam. Non, il me semblait que ce gars là savait ce que j'étais. Et même si j'arrive à le semer, il me retrouverait.
Je me concentre alors sur son odeur en ralentissant légèrement ma marche. Si il me connaissait alors je devais user de mes talents pour en savoir le plus possible sur lui. Peu importe qu'il sache exactement ce que je suis : vampire et loup ne sont pas autorisé à rester sur l'île la nuit.

En arrivant au pont, la vie urbaine reprenait son cours, mais ne décourage pas mon suiveur. Il semble décider. Je reprend mon rythme normal et fait fonctionner mes méninges pour avoir un peu plus d'informations sur lui que son odeur d'après rasage bon marché.
Mais réfléchir m'est devenu compliquer. De nombreuses questions fusent dans mon esprit. J'ai l'impression d'être un tueur en série qui venait de se faire localiser par un flic. J'étais coincé, démasqué. Qu'est-ce que la police allait faire de moi après avoir effectué des test sanguin ?
J'ai toujours été persuadé que si notre véritable condition était révélé, Sam et moi serions envoyé directement chez les vampires. Aucune de nos actions ne les intéresseraient. Savoir que nous n'avions jamais tué un humain de sang froid pour nous nourrir ne les intéressait pas. Ce que le gouvernement des humains souhaitait c'était de dégager tout ce qui ne pouvait pas mourir de manière naturelle. Ils étaient effrayés, paralysés. Malgré ce sentiment général, Eva Salinger semblait ignorer la faiblesse de son peuple. Elle voulait tellement montrer sa puissance qu'elle oubliait qu'aujourd'hui la diplomatie entre les différents pays n'existaient plus. Si une guerre était déclenchée entre les îles, les humains mourraient en premier. Sa soif de pouvoir mettait Pulp Paradise en danger... Néanmoins, j'étais curieux de voir sa réaction si elle découvrait l'existence d'hybride.

Ces divagations me faisaient presque oublier que je devais me débarrasser de mon chasseur tout en récoltant le plus d'informations sur lui. Dans le but d'identifier le visage mon escort, je décide de prendre le bus. J'attend qu'il soit sur le point de démarrer pour attraper la barre. En me retournant je distingue un homme à la carrure imposante, une capuche sur la tête (évidemment), regardant droit devant lui.
Il savait que je n'avais pas vu son visage, mais la prochaine fois qu'il tentera sa filature, je saurai le reconnaître.

J'entre enfin chez moi.
J'essaie de faire le moins de bruit possible, je ne sais pas comment la soirée de Sam s'est terminée. Je jette un coup d'oeil sur la poignée de la porte de sa chambre.

"Encore dans le salon ?!" . Exaspéré, je m'attends à trouver (encore) une fille à moitié nue dans les bras de mon colloc' sur notre canapé.
A mon grand étonnement, le casanova est allongé, dormant profondément (du moins semble-t-il). J'attrape un coussin et l'envoie sur sa tête. Sam l'esquive tel un cascadeur de film d'action et me demande un compte rendu.

Je suis un gentleman Sam !

Sam se moque de moi pendant que j'esquisse un sourire satisfait. Je me dirige dans la cuisine et prépare un café.

Par contre, j'ai un truc à te dire...

Sam comprend tout de suite mon air sérieux. Je lui raconte alors l'épisode du mystérieux suiveur.
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Sam Brown

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MessageSujet: Re: Hum, ça sent bon la fiesta ! [Pv : Jamie C.]   Hum, ça sent bon la fiesta ! [Pv :  Jamie C.] EmptyMar 30 Juil - 10:30

Je ne devrais pas être surpris de la bonne blague de mon coloc. On a toujours été taquin l’un envers l’autre, ce n’est un secret pour personne quand on nous connaît. Bon ok, il n’y en a pas des masses qui nous connaissent vraiment, mais qu’importe. Il vaut mieux avoir une petite poignée d’amis sur qui on peut compter plutôt que des soit-disant amis à la pelle prêts à vous trahir à la première occasion. Je demande gentiment à Jam de me raconter sa soirée. C’est une sorte de petite coutume entre nous même s’il ne me dit jamais rien.

Roh ! Allez… Je ne te demande pas les détails non plus. Juste un résumé positif... Ou non…

Je lui fais un sourire qui en dit long. Le genre de sourire qui veut dire ''alors, tu as assuré ou pas?'' Je sais, je manque un peu de tact parfois, mais je n’ai jamais dit que j’étais un gentleman à toute heure du jour et de la nuit. De même, le sourire de Jamie veut en dire long sur sa nuit. Satisfait de cela, pour le moment, l’air grave qu’il finit par prendre m’inquiète. Je finis par rejoindre Jam dans la cuisine pour me faire un café à mon tour avant de préparer des œufs brouillés et du bacon pour le frangin et moi-même. Affairer dans la cuisine, je l’écoute, très concentré. Plus il avance dans son récit, plus mes sourcils se froncent. Je finis de préparer mes œufs et le bacon avant de mettre le tout dans deux assiettes. J’apporte le tout sur la table basse avant de récupérer mon café.

Nous commençons à manger et alors que je sirote mon café, attendant que mon meilleur ami ait fini son récit, je finis par poser violemment ma tasse de café sur la table basse. Je me lève d’un bond, visiblement en colère. Ça semblerait anodin pour les autres, mais un homme qui suit Jamie, tôt le matin n’annonce rien de bon. Nous en avons déjà parlé avec Jamie, nous savons ce qui nous attend si nous nous faisons prendre. Il n’y aura pas d’interrogatoire, pas de faveur spéciale parce qu’ils auraient appris que l’on a jamais touché un humain. Ils se contenterait de nous expédier chez les vampires pour qu’on se fasse lapider. De plus, les rumeurs affirment que Fitzroy aime disséquer ce qu’il a sous les mains. Rien que d’y penser, j’en ai la chair de poule.

Je fais les cents pas entre la cuisine et la porte du balcon, les poings et la mâchoire serrés. J’ai le cerveau qui tourne à cents à l’heure, j’ai les muscles tendus, le cœur qui bat la chamade comme lorsque la pleine lune approche. Pourtant, nous n’en sommes pas encore là dans le mois. Jamie tente de me calmer. Là est notre plus grande différence. Il essaie toujours de relativiser alors que je suis dans l’instant présent, dans les actes. Je finis par soupirer et reviens m’asseoir près de de l’hybride. Finissant mon café d’une traite, je sens que mes muscles sont toujours tendus.


Qu’est-ce qu’on doit faire ? On ne peut pas laisser les humains découvrir ce que nous sommes ! Il faut qu’on retrouve cet homme…

Bien que je ne suis pas pour la vengeance, ou la violence en général, je dois avouer que c’est bien à ça que je pense. Car si je propose de retrouver cet homme, ce n’est certainement pas pour lui offrir un bouquet de fleur et une tasse de thé. Non ! Il faut lui faire comprendre, d’une manière ou d’une autre que nous ne voulons de mal à personne. Ok, c’est un peu contradictoire. Menacer cet homme pour lui faire comprendre qu’on est gentil, c’est un peu idiot. Je finis par soupirer de nouveau, me détendant complètement en pensant à toute la stupidité dont je peux faire preuve parfois. Je m’appuie contre le dossier du sofa en attrapant mon assiette au passage. Je n’ai pas spécialement faim, mais manger a l’avantage de me changer les idées.

En fait… Je pense que faire profil bas tout simplement sera plus simple non ?

Je finis mon assiette en continuant de cogiter tout ça. Faire profil bas signifiait ne plus sortir en boîte, aller sur Canis Lapidem lors des pleines lunes ? C’est un peu extrême selon moi, mais si c’est notre unique solution, est-ce qu’on a vraiment le choix ?! Je me relève, prenant nos deux assiettes pour les mettre dans le lave-vaisselle. Je me refais un café, n’oubliant pas d’en proposer un à mon meilleur ami.

Je crois que j’ai besoin d’une bonne douche et de quelques heures de jogging pour me changer les idées. Tu te joins à moi ? … Pour le jogging, pas la douche, ajoute-je en rigolant.

Mon rire est un peu tendu et je pense que Jam le sens aussi. Je soupire. Courir un peu me fera du bien. Et si je suis suivi, et bien nous verrons. Je finis mon café, mets la tasse dans le lave-vaisselle et vais prendre une douche. Il est encore tôt sans que cela paraisse, mais je suis incapable de retourner me coucher, pas après ce que je viens d'apprendre. En moins de dix minutes, je suis prêt et je retourne dans le salon. Jamie est toujours là, je le regarde longuement, faisant de mon mieux pour dissimuler mon tracas.

Alors, tu viens courir avec moi ?
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